Bio

La photographie,  pour moi, c'est aussi et surtout une forme d'écriture. Une image doit raconter une histoire. Toujours. J'ai eu d'abord la chance de  vivre  l'écriture à son état brut, avec un stylo et des feuilles de papier. Je l'ai pratiqué dans l'univers du théâtre à New York. Déjà alors l'image s'imposait de façon insolente au texte.; j'écrivais par rapport à un visuel: l'image venait d'abord, le texte trouvait sa place ensuite. Forte de deux prix de dramaturgie, j'ai continué ma route en poussant plus loin sur la mappemonde, et cette fois, un boîtier  photo dans les mains. Je suis fidèle à Nikon à en devenir presque obsessionnelle. Les autres marques sont sûrement très bien mais avec Nikon  reste le souvenir de mon premier F3.

 

Je fais une photographie qui me ressemble. C'est important. Aujourd'hui, les standards esthétiques se sont trop uniformisés; c'est pourquoi je ne mets pas de bébé dans des paniers, ni je ne leur colle des couronnes sur la tête. Je trouve cela 'charmant' par ailleurs, mais cela ne me ressemble pas. Je cultive le paradoxe. Jaime les reportages dans les studios d'enregistrement, l'intimité de ces lieux me correspond; La vastitude d'une scène beaucoup moins. Mon travail s'articule autour du reportage, que ce soit pour les personnes ou les évènements. Je me plais à trouver l'angle de vue insolite; plus il y a d'obstacles au déclenchement, plus je suis bousculée dans ma démarche, et mieux je me sens. J'applique tout cela à la photographie des mariages dont j'ai la chance de faire partie; surgit alors ce coté très prononcé de ma personnalité: Admirer sans être vue,  toujours dans la bienveillance et l'envie de mettre à profit le meilleur angle possible.  Extrêmement discrète dans ma vie personnelle, je le suis aussi et surtout dans mon travail. Vous ne vous apercevrez même pas que je suis là...

 

Quelques unes de mes références: Dennis Stock, Gordon Parks, Jeff Bark, Antanas Sutkus, Sally Mann, Julia Hetta, Arthur Tress, Willy RonisGregory Crewdson,  et aussi le monde éclectique  et fantasque de Richard Tuschman, Killy Spare ou encore  Robby Cavanaugh.